Concert de Forest Pooky – Dimanche 03/11/2019 à 18h

Concert de Forest Pooky – Dimanche 03/11/2019 à 18h

Suite à sa résidence au Collectif du Château de Verchaüs en septembre dernier et dans le cadre du finissage de l’expo Ombre(s), Forest Pooky se produira en concert à partir de 18h Dimanche 3 Novembre au Château !
(libre participation au Chapeau)

Déjà 15 ans que Forest Pooky chante, écrit et se produit sur scène. Biberonné au punk rock dès son plus jeunes âge, il est aujourd’hui constamment sur la route, son implication dans la scène musicale ayant grandi de manière exponentielle. Qualifié à l’occasion de Clochard Céleste, jouant à peu près partout où il est possible de poser une paire de converse, il a déjà partagé la scène avec Evan Dando (The Lemonheads), Frank Turner, Joey Cape (Lagwagon), Kepi Ghoulie (Groovie Ghoulies), Peter ‘Blackie’ Black (The Hard Ons) …

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Exposition OMBRE(S)

Vernissage // Vendredi 20 septembre à 18h30 //

OMBRES(S) en présence des 5 artistes participants :

Elsa Ohana (gravure contemporaine)

Anouck Everaere (photographe)

Elisabeth Péchiney (plasticienne)

Henri Pol (photographe)

Tristan Zilberman (photographe)

et des œuvres du GAC 07

OMBRE(S)

L’été s’achève, le château de Verchaus sort de sa touffeur et de l’éblouissante lumière qui l’accompagne. L’heure de notre deuxième exposition temporaire de la saison est venue. Elle s’ouvre avec les journées du patrimoine et se prolongera durant six semaines. « Ombre(s) » fait écho à « Lumière(s) » exposition proposée au printemps dernier. Conçue par les membres du collectif du château, elle présente cinq artistes invités. Ils  vont en complicité avec les artistes du  collectif et des œuvres de l’artothèque départementale  interroger la force de cette question de l’ombre.

// L’ombre, zone qui n’est pas dans la lumière mais en dépend.

// L’ombre, silhouette sans épaisseur, propre ou portée…

// L’ombre met à l’abri des regards, évoque parfois  l’oubli et l’effacement. …

// Ces échappées à la lumière invitent à l’intériorité

// C’est ce qui sous les yeux du spectateur s’offre ici au gré des rencontres porté par la diversité des  techniques et médiums d’expression

// Entre photographie, estampe, in situ, sculpture…

// On dit parfois que la lune est la reine des ombres

Ici, c’est l’enceinte du château, elle leur  offre cette place et  tente de les magnifier.  Nous vous souhaitons une belle rencontre.

Elsa Ohana

Ligne en exil

Je poursuis un travail autour de la ligne, entre apparition et fuite. Le support papier comme le point de rencontre entre le dessin et l’empreinte, le geste pour explorer la peau de l’image, le grain du support. Le dessin comme les marques d’un passage ; des ombres et des lignes tracées dans le ciel de la page. Le dessin comme la projection graphique d’un désir. Une quête d’ordre archéologique, l’excavation d’un motif, qui remonte aux origines et dont on perd la généalogie. 

Le dessin comme la mise en forme d’une pensée mobile qui se développe et qui connaît toutes sortes d’états, toutes sortes de « devenirs ». Un système à entrées et sorties multiples où parfois les visages se devinent ou se dévoilent, jouent avec les fusions en associant empreintes, technique picturale et dessin.
Je combine le dessin avec l’image imprimée, jouant des rencontres entre le geste et la tache, la densité de la ligne et celle de la trace. Cette rencontre entre le dessin — reliquat de figuration — et le substrat de l’image imprimée crée une matière trouble, comme une peau fugitive… conservant par endroit des zones de netteté puis de flou, des textures mouvantes, à la limite du lisible.
Au départ, il y a des images photographiques. Puis celles-ci sont décontextualisées pour se manifester plastiquement comme des figures errantes, des apparitions furtives dans le blanc de la feuille, des portraits archipels. Les corps se superposent, s’amalgament. Suite cinétique d’images de corps, qui nourrissent un dialogue… que le spectateur à charge d’imaginer. Je cherche à provoquer une juxtaposition de temporalités avec les moyens du dessin. Les visages forment un récit non linéaire, fragmenté, manquant, déroutant. Un monde de relations, de rêves, de doutes qui confronte le spectateur à des images plurielles.

Ellipse & discontinuitées

J’envisage le dessin comme une sculpture dans l’espace blanc, la feuille comme un champ de projection, une trajectoire faite de directions mouvantes, un territoire flottant de possibles. L’espace blanc, espace de réserve est alors un espace de sustentation : effet d’une force qui maintient le corps à distance sans contact avec les bords de l’image. Je perçois le vide comme un espace de déstructuration de l’image. La part du blanc dans l’image agit comme un élément actif : elle fait fonction de déséquilibre formel, mais aussi sémantique puisque l’histoire potentielle échappe à toute linéarité. Cet espace blanc devient alors une surface de projection possible pour celui qui regarde… Un hors champ. Le dessin ouvre alors vers un récit discontinu et elliptique, obtenu au moyen de l’épure. Dessin, gravure, empreintes m’invitent à poursuivre ce travail combinatoire autour de l’effacement, du vide et du corps en arborescence. Le travail présenté ici est une étape de recherche vers de nouveaux territoires graphiques… du dessin et de la feuille comme peau, comme zone sensible.

Anouck Everaere (photographe)

Anouck Everaere est née en 1991 à Lille et partage sa vie entre la France et la Belgique. Photographe contemporaine à l’inspiration du courant Nouveau documentaire, elle expose ses images entre Paris, Lyon, l’Ardèche et Bruxelles et construit sa matière plastique autour de la représentation du territoire et des origines. Comment habiter un espace qui nous est familier ou totalement étranger? Comment représenter l’intime ou la découverte? Au travers de nombreuses séries dans des lieux hétérogènes, elle explore les sensations produites lorsque l’on cherche ses propres limites.

Son travail est montré lors d’expositions personnelles ou collectives telles que la série «Les yeux pour voir», projet sur les maladies psychiques, «La permanence des passants», projet sur l’expérience de la solitude ou «No es un trabajo», qui dépeint le portrait de femmes prostituées dans leurs quotidiens.
Passionnée de photographie argentique, elle a choisi le moyen format Mamiya 645 comme outil d’expression. Ancienne élève des beaux-arts et de l’école photographique BLOO, elle découvre les procédés anciens de la photographie par le biais de Dominique Sudre à l’atelier Magenta à Lyon. La galerie Modernblocks à Bruxelles la représente depuis maintenant un an et propose sa série «Là d’où tu viens». En parallèle de sa pratique photographique, elle travaille au Village documentaire de Lussas en Ardèche en tant que chargée de médiation, à l’école documentaire.

AVANT LA NUIT : Série argentique noir et blanc, – Avant la nuit – est à la fois une constellation d’instants fragiles capturés au fil des rencontres et à la fois un semblant d’album de famille qui prend forme dans la pénombre et restera, comme les lointains souvenirs, toujours inachevé.

Elisabeth Péchiney (plasticienne)

Sculptures métal et papier – Formée aux Beaux-Arts à Paris, j’ai enseigné le dessin durant cinq ans dans les établissements de la région parisienne. Arrivée dans la Drôme en 1983, le travail de sculpture en terre « cuisson raku » m’a beaucoup intéressée durant une quinzaine d’années. Début 2013, une nouvelle aventure a commencé avec le travail du métal de récupération et le papier. Il s’agit de réunir sur une même pièce, deux matériaux que tout oppose.Faire dialoguer le minéral et le végétal dans un rendu proche de la fossilisation, soulevant le questionnement de la destruction de notre environnement, la disparition de la couleur dénonçant un monde où la faune s’échappe progressivement. Je récupère donc des morceaux de métal rouillé qui m’inspirent et me permettent, en les assemblant, de réaliser diverses sculptures. Puis je laisse aller mon imagination en tentant de donner artistiquement une seconde vie à des objets rouillés.

Parcours : Après avoir suivi les cours des Beaux-arts à Paris, j’ai enseigné le dessin dans des collèges de la région parisienne. Arrivée dans la Drôme en1983, je me suis formée au travail de la terre auprès d’un professionnel à partir de 1996. Installée dans mon atelier à Aouste-sur-Sye en 2000, j’ai eu l’opportunité d’ouvrir un atelier-boutique sur Crest durant chaque été, pendant une dizaine d’années. En parallèle, j’ai exposé des pièces dans divers lieux, notamment:
– Arlette galerie à Lyon à partir de 2002
– Salons d’Art régionaux (Créa d’art à Etoile, Salon Arts et Lettres à Beauvallon, Festival Arts et Vigne à Châtillon-en-Diois, Palais Delphinal à St Donat…)
– Différentes expositions dans des lieux tels que : la Tour de Chabeuil, la Tour d’Etoile-sur-Rhône, l’église Ste Foy à Mirmande, la Tour du village médiéval d’Oingt….
– Depuis fin 2012, je travaille le métal de récupération mêlé au papier journal.
– En octobre 2013, ouverture de mon atelier dans le cadre de « Rendez-vous à l’atelier », manifestation organisée par la Mapra de la région Rhône-Alpes.
– Le circuit » d’Art-à-Demeure » à Mirmande dans l’église Ste Foy.
– Exposition à la galerie « Espace Liberté » à Crest.
– Participation au marché de créateurs de Chalencon.
– Participation à « Chemin de peintres » à Jaillans, organisé par la communauté de communes de Bourg-de-Péage.
– Exposition à l’Espace Envol à Privas.

Henri Pol (photographe)

Auteur photographe depuis 2005.  Il aime particulièrement la photographie humaine, et porteuse de message. Mais il peut également se passionner pour un lieu, des objets, et la photo de nus. Plusieurs de ses projets personnels ont pu trouver des financements pour donner lieu à diverses expositions en métropole ou à l’étranger. www.henripol.fr    www.henripolphoto.com 

Livres :  « POSTE RESTANTE » (Ed. La Fontaine de Siloé) en 2011 // « GLOBE TROUTTER » (Ed. Œil de Terres) en 2017 // diverses publications

Dernières expos : Les Tendresses des loups – Arles, moi du nu, 2019 // Double vue – Lausanne, Suisse, 2019 // Regards : St Vincent de Barrès, Meysse et Rochemaure, 2019 // Candellarum 2 : Viviers, Château de Verchaüs », 2019

 Henri Pol est membre du collectif de photographes « Œil de Terres ». «La photo n’est pas à l’extérieur du photographe, elle est en lui-même, comme la rencontre qu’il attend » Edouard Boubat.

CANDELLARUM 2 (ombre à la bougie) : C’est en m’inspirant des grands peintres flamands, maitres du clair-obscur, que j’ai eu envie de réaliser ces séries de natures mortes éclairées à la bougie. Comme pour Candellarum 1, exposée en permanence au cinéma « Le Vivarais » à Privas (07), j’ai voulu que ces compositions soient le décor, un détail, d’une histoire, d’une vie, d’un instant dans une vie, que chaque regard pourra s’inventer. Pour cette nouvelle série Candellarum, j’ai intégré dans certaines compositions des éléments contemporain (smartphone, clé USB,…) pour un clin d’œil à notre société moderne. Je remercie la brocante « Verre et plume » de mon ami Patrick à Privas qui m’a fourni quelques éléments.

Tristan Zilberman (photographe)

Tristan Zilberman est né le 30 mars 1969 à Valence dans la Drôme. Il débute la photo en 1995 et ça devient rapidement pour lui, une passion.  Il acquière quelques rudiments par le biais d’un club photo . En tant que photographe amateur, il va présenter ses travaux dès 1997, en organisant des expositions. Le plus souvent des photos de voyage, ou des reportages sur différents thèmes au grès des opportunités, la photo humaniste constituant son registre de prédilection. Au tournant des années 2000, il s’intéresse aux évolutions technologiques. Il commence par la numérisation et l’impression puis se met à la prise de vue numérique. En 2011, il crée la Fabrique de l’image. Un espace dédié à la photographie, un atelier d’impression qui est aussi un lieu d’expo.

MYSCÉLIUM / Démarche artistique

Stopper le processus lent de décomposition de l’image du passé, en la figeant, pour la révéler au présent, altérée, mais superbe et magnifiée par l’hommage qu’elle rend à sa propre histoire et nous questionne sur notre propre existence. Sortir ces images de l’ombre. « La mort nous fait prendre conscience de l’éphémère et par là  de la valeur de la vie, de sa beauté » … « S’il avait immortalité, il n’y aurait pas idée d’écoulement du temps, pas de renouvellement, pas de transformation, pas d’élan, pas de désir irrépressible, et la vie continuerait indéfiniment, jamais comme un don inespéré ». D’après le texte Beauté et mort de Gérard Zilberman 2014

Rien n’est moins sûr que l’éternité.  Rien n’est plus fragile qu’une photographie, léger le papier, instables les supports sur lesquels le photographe couche le bal des ombres et des lumières. Le mouvement de la Vie inexorablement tend vers la Mort. Sur le bord de l’abîme, restent dressés les monuments, les écrits, les peintures et les photographies qui disent le souvenir fragile de ce qui a été. Dyscélium est une éloquente métaphore de ce que nous sommes : friables, altérables, précaires. Tristan ressuscite avec un respect méticuleux ces vies passées et leur en donne une nouvelle, lumineuse, étincelante. Il les cadre, les retient, donne l’illusion d’un présent éternel à ce qui est passé. Un artiste n’entreprend jamais un travail par hasard. Il est mû par une urgence intérieure dont il est parfois dupe lui-même. Mais, si un des carburants des photographes reste la curiosité, l’angoisse face à la disparition demeure leur pathologie motrice principale. Puisque nous allons mourir, hâtons-nous de vivre… Nous dit peut-être Tristan.

—–

Je vais essayer de sauver de la disparition ce que je sais éphémère. Parce que depuis les 192 ans qui nous séparent de la première photographie de Nièpce, des milliards d’images, comme une montée des eaux, nous ont envahies. Sur cet océan peuplé de larves numériques jamais sorties du cocon, Tristan nous invite à contempler plutôt qu’à consommer. Pour nous rappeler qu’une image, une photographie a un corps, une existence physique et que c’est à travers ce corps, qu’il soit Christ dans une église, fétiche taillé dans du bois, relique, stèle ou album de famille, que nous sommes reliés à l’intangible, à ce qui n’est plus. Ce qui est mort, inexorablement, revit, réenchanté dans la beauté fragile des tirages de Tristan. Peut-être un hommage à son père disparu trop vite ?  Francis Traunig

 GAC 07

Artistes et artisans d’art résidents du Collectif

Alexis Degardin Sellier/Maroquinier • Cie Rêveries mobiles Théâtre d’ombres • Elsa Ohana Gravure contemporaine • Gerald Gebelin Photographe • Godefroy Luong Sculpteur • Henri Pol Photographe • Justyna Jedrzejewska Céramique et Gravure • Mireille Merem Cluzet Plasticienne • Rico Priet Luthier • Simon Bertin Sculpteur-forgeron •  ZONE5 Permaculture

Infos pratiques :

  • Vernissage : vendredi 20 septembre à 18h30 – Spectacle « Boucle » à 19h30 & inauguration de l’atelier forge de Simon Bertin
  • Dates : Du vendredi 20 septembre au dimanche 3 novembre
  • Atelier démonstration le 29/09 et le 13/09
  • Jours/horaires d’ouverture : VENDREDI/SAMEDI/DIMANCHE de 14h à 19h
  • Finissage : dimanche3 novembre à 17h avec une performance musicale